Le 19 juin 2026, Roland Lescure a annoncé le lancement de la troisième phase de l’initiative Tibi. Objectif : 13 milliards d’euros supplémentaires pour la deeptech, l’IA, les biotech et les healthtech françaises.
En résumé :
13 Md€ supplémentaires annoncés à VivaTech le 19 juin 2026
50 % des investissements fléchés vers la deeptech
31 Md€ mobilisés depuis 2020
Nouveaux investisseurs : SNCF, RATP, Naval Group, MBDA
Objectif : 15 Md€ d’ici fin 2026
Un engagement record pour la deeptech
Lancée en 2020, l’initiative Tibi oriente une partie de l’épargne des Français vers les entreprises technologiques à fort potentiel. Depuis le début, 31 milliards d’euros ont été mobilisés, et Paris est devenue la première place de financement technologique de l’Union européenne. Comme le rappelait Roland Lescure lors de l’annonce à VivaTech : « Cette nouvelle phase, d’une ampleur inédite et dans un moment crucial, témoigne de la confiance des investisseurs institutionnels. »
La nouveauté est de taille : la moitié des investissements devra désormais être dirigée vers la deeptech, contre 35 % lors des phases précédentes. Sont ciblées l’intelligence artificielle, le quantique, les biotechnologies, le spatial et les infrastructures numériques critiques. Pour les healthtech françaises, le signal est clair : le fléchage de 50 % vers la deeptech profite directement aux startups de dispositifs médicaux connectés, d’IA diagnostique et de thérapies innovantes.
Des investisseurs aux profils variés
Cette troisième phase réunit une quarantaine d’investisseurs. De nouveaux entrants font leur apparition : Carac, la SNCF et la RATP, mais aussi Naval Group, MBDA et Eutelsat. La Caisse des Dépôts portera un volet dédié aux PME et ETI cotées, nouvellement éligibles.
Combler le retard européen
Selon le rapport Draghi publié à l’automne 2024, l’Europe ne capte que 5 % des capitaux-risque levés dans le monde, contre 52 % pour les États-Unis et 40 % pour la Chine. Tibi 3 veut contribuer à combler ce retard en favorisant l’émergence de fonds paneuropéens, en coordination avec l’Allemagne.
Reste une question : ces 13 milliards suffiront-ils à inverser la tendance ? Le rapport Draghi estimait les besoins européens bien au-delà. Mais c’est un pas dans la bonne direction, et un signal adressé aux investisseurs internationaux : la France et l’Europe entendent peser dans la course à l’innovation.




























