Le marché mondial de la santé animale connectée vient de franchir un cap symbolique. Selon une étude du cabinet Biovetia publiée en juin 2026, il atteint désormais 2,1 milliards de dollars, porté par l’adoption massive des objets connectés, de l’IA et de la télémédecine vétérinaire. Un chiffre qui devrait doubler d’ici 2030.

Ce secteur s’inscrit dans la continuité de la digitalisation des services de santé animale. Les avancées en capteurs, IA embarquée et connectivité ouvrent des perspectives inédites.

Cinq innovations qui tirent le marché

Le cabinet Biovetia identifie cinq segments en forte croissance :

  • Les colliers connectés avec suivi GPS et biométrique : +34 % sur un an. Surveillance du rythme cardiaque, température, activité.
  • Les gamelles intelligentes qui pèsent les portions et analysent la consommation : +28 %.
  • Les analyseurs d’urine et de selles domestiques pour la détection précoce.
  • Les plateformes de téléconsultation vétérinaire en adoption record dans huit pays.
  • Les implants connectés pour le suivi des maladies chroniques.

Au cœur de cette dynamique : la humanisation des animaux de compagnie. Les propriétaires investissent dans la santé de leurs animaux comme dans la leur, une tendance qui se retrouve aussi dans la thérapie génique animale.

La France, marché clé en Europe

Avec 75 millions d’animaux (16,7 M de chats, 9,7 M de chiens), la France est un terreau fertile. Des acteurs comme CEVA Santé Animale intègrent des capteurs connectés dans leurs protocoles de suivi.

Enjeux réglementaires

La qualification des données de santé animale, leur hébergement (RGPD) et la responsabilité en cas d’erreur d’IA sont examinés par les instances européennes. L’ANSES a lancé une consultation publique en avril 2026.

Selon Grand View Research, la pet tech devrait dépasser les 10 milliards de dollars d’ici 2032.

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