Le carrousel qui circule sur les réseaux annonce huit tests VO2 max classés par fiabilité. Après vérification des sources, il en reste huit, mais pas les mêmes. Voici les protocoles qui tiennent, avec de quoi les faire passer réellement : matériel, déroulé, formule et exemple chiffré.
En résumé
Huit tests VO2 max disposent d’un protocole publié et d’une équation validée. Quatre autres, très partagés, n’ont jamais été comparés à une mesure d’oxygène.
1. Les huit qui tiennent. L’épreuve d’effort avec masque, le test navette de 20 mètres, le Cooper 12 minutes, le 2,4 km chronométré, le VAMEVAL, la marche de 6 minutes, le test de la marche du Queen’s College et le test rampe sur home trainer.
2. Les quatre à écarter. Le demi-Cooper, le Ruffier-Dickson, la FTP prise seule et le 2 000 m sur rameur Concept2.
3. La FTP de Zwift ne prédit pas la VO2 max. En revanche la puissance aérobie maximale du même test rampe la prédit très bien, avec une corrélation de 0,97 chez 100 cyclistes entraînés.
4. Le protocole et l’équation vont par paire. Appliquer à un test l’équation d’un autre fait varier le résultat de 15 % pour la même performance.
Ce que les tests VO2 max mesurent, et ce qu’ils estiment
Un seul test mesure vraiment la VO2 max. L’épreuve d’effort avec masque fait monter le sujet en charge sur tapis ou sur vélo, pendant qu’un masque recueille l’oxygène consommé et le gaz carbonique rejeté. Elle coûte entre 100 et 300 euros et demande un plateau technique.
Tous les autres tests VO2 max mesurent une performance, puis la traduisent par une équation. Une équation construite sur une population donnée, avec un protocole donné. C’est là que tout se joue : appliquer la bonne formule au bon protocole change le résultat de plusieurs points.
Deux précautions avant de faire courir qui que ce soit. Les tests maximaux se déconseillent sans avis médical après 40 ans chez l’homme, 50 ans chez la femme, ou en présence d’un facteur de risque cardiovasculaire. Un questionnaire d’aptitude type Q-AAP se remplit avant, et l’encadrant doit savoir quand arrêter : douleur thoracique, malaise, pâleur, démarche chancelante.
Le repère · le lexique de la VO2 max
• VO2 max : le volume maximal d’oxygène que l’organisme peut consommer en une minute pendant un effort intense. Elle s’exprime en millilitres d’oxygène par kilo de poids et par minute (ml/kg/min). Un adulte sédentaire tourne autour de 30, un marathonien élite dépasse 70.
• Épreuve d’effort avec masque : le test de laboratoire de référence, que les scientifiques appellent CPET. Le seul qui mesure l’oxygène au lieu de le déduire.
• VMA : la vitesse maximale aérobie, l’allure de course la plus rapide qu’on tienne en consommant son maximum d’oxygène.
• PAM : la puissance aérobie maximale, l’équivalent de la VMA sur un vélo, exprimée en watts.
• FTP : la puissance qu’un cycliste tient environ une heure. C’est un seuil d’endurance, pas un plafond de consommation d’oxygène.
• Score de précision : les tableaux affichent souvent le chiffre le plus flatteur, la corrélation. Le vrai indicateur de fiabilité s’obtient en l’élevant au carré. Une corrélation de 0,90 devient une fiabilité de 0,81.
Ce qu’il faut retenir : un test de terrain ne mesure pas l’oxygène. Il mesure une performance, qu’une équation traduit ensuite. Toute la question est de savoir sur qui cette équation a été construite.
Le test navette de 20 mètres, la référence en EPS
Deux lignes tracées au décamètre, exactement 20 mètres d’écart, un couloir de 1,5 mètre par coureur et une enceinte audible partout. La bande sonore fait foi, pas le chronomètre de l’encadrant.
Le coureur part à 8,5 km/h et gagne 0,5 km/h à chaque palier d’une minute. À chaque bip, il doit avoir un pied sur la ligne. Deux retards consécutifs mettent fin au test, et cette règle s’annonce avant le départ : selon la convention retenue, un même élève gagne ou perd un demi-palier, soit environ 3 ml/kg/min. Échauffement de 10 minutes, deux navettes d’essai pour faire sentir la lenteur du départ, retour au calme en marchant.
Pour un jeune de 8 à 19 ans, la formule de Léger 1988 s’écrit : VO2 max = 31,025 + 3,238 × V − 3,248 × A + 0,1536 × A × V, avec V la vitesse du dernier palier complet en km/h et A l’âge. Un élève de 15 ans qui termine le palier 9, soit 12,5 km/h, obtient 51,6 ml/kg/min. Chez l’adulte, la formule se simplifie : VO2 max = 6,0 × V − 27,4. Un adulte de 35 ans au palier 11, soit 13,5 km/h, obtient 53,6.
Léger et Lambert ont validé ce test en 1982 sur 91 adultes, avec une corrélation de 0,84 et une marge d’erreur de 5,4 ml/kg/min. Les auteurs écrivent eux-mêmes que l’erreur individuelle avoisine 10 %. C’est le test de terrain le mieux documenté, et il reste imprécis à cinq points près.
Deux tests VO2 max sur piste : Cooper et 2,4 km
Le Cooper demande une piste de 400 mètres avec des repères tous les 50 mètres, un chronomètre et un compteur de tours pour deux à quatre coureurs. Après 12 minutes exactement, coup de sifflet, chacun s’arrête sur place et ne bouge plus. La distance se relève ensuite.
La formule tient en une ligne : VO2 max = (distance en mètres − 504,9) / 44,73. Un lycéen qui couvre 2 600 mètres obtient 46,8 ml/kg/min. Bonus utile en cours d’EPS, sa VMA vaut à peu près la distance divisée par 200, soit 13 km/h ici.
Le point faible du Cooper est la gestion d’allure. Un coureur inexpérimenté qui part trop vite sous-estime sa VO2 max de 10 à 15 %. Avant 12 ou 13 ans, le test ne veut pas dire grand-chose. La consigne compte donc autant que le protocole : chercher une allure tenable un quart d’heure, pas sprinter au départ.
Le 2,4 km chronométré, six tours de piste le plus vite possible, corrige en partie ce défaut puisque la distance est fixe. Sa formule est VO2 max = 483 / T + 3,5, avec T le temps en minutes décimales. Onze minutes trente donnent 45,5 ml/kg/min.
Vigilance
Une autre équation circule pour le 2,4 km, celle de Larsen (2002) : VO2 max = 65,404 + 7,707 × sexe − 0,159 × masse − 0,843 × temps. Elle est valide, avec une marge d’erreur de 3,37 ml/kg/min, mais son protocole d’origine est un effort sous-maximal à 13 sur l’échelle de Borg, en marchant ou en trottinant. Appliquée à un 2,4 km couru à fond, elle donne 52,3 là où la formule de Cooper donne 45,5. Sept points d’écart, soit 15 %, pour la même performance.
Le VAMEVAL, la VMA à la française
Cazorla a conçu le VAMEVAL en 1990 pour affiner le test de Léger-Boucher, dont les paliers de deux minutes et les incréments d’un km/h donnaient une lecture trop grossière.
Le balisage est la partie délicate. Des plots tous les 20 mètres, sur une piste dont la longueur est un multiple de 20 mètres. Une piste de 210 mètres rend le test ininterprétable, et les plots se posent au décamètre, jamais au pas. Départ à 8 km/h, plus 0,5 km/h par palier d’une minute. À chaque bip, le coureur doit se trouver au niveau d’un plot, à un ou deux mètres près.
La VMA retenue est celle du dernier palier intégralement terminé. Un coureur qui abandonne au milieu du palier 15 garde la vitesse du palier 14. La conversion s’écrit VO2 max = 3,5 × VMA. Une VMA de 16 km/h donne 56 ml/kg/min.
Reste que ce facteur 3,5 est une moyenne de groupe, tirée de Léger et Mercier (1984) sur 130 sujets agrégés de dix études. Le coût énergétique réel de la course varie de 180 à 230 millilitres par kilo et par kilomètre. Un coureur techniquement médiocre voit sa VO2 max sous-estimée, un coureur économe la voit gonflée. Cazorla lui-même écrit que le VAMEVAL « bénéficie indirectement » de la validité du Léger-Boucher, lequel a été validé sur 25 adultes. Et jamais comparer une VMA de VAMEVAL à une VMA de test navette : les demi-tours coûtent de l’énergie, le navette donne systématiquement moins.
Deux tests VO2 max pour ceux qui ne courent pas
Le test de marche de 6 minutes vient de la pneumologie et suit un protocole normalisé par l’American Thoracic Society. Un couloir plat de 30 mètres, marqué tous les 3 mètres, dix minutes de repos assis avant, et surtout aucun échauffement. L’opérateur reste au départ, ne marche jamais à côté du patient, et se limite à six phrases d’encouragement standardisées, une par minute, sur un ton constant. Le patient peut s’arrêter et s’appuyer au mur ; le chronomètre, lui, continue.
L’équation la mieux documentée chez l’adulte actif est celle de Burr (2011) : VO2 max = 70,161 + 0,023 × distance − 0,276 × masse − 6,79 × sexe − 0,193 × fréquence cardiaque de repos − 0,191 × âge, avec sexe à 0 pour un homme et 1 pour une femme. Un homme de 45 ans, 78 kg, pouls de repos à 68, qui couvre 560 mètres, obtient 39,8 ml/kg/min. Le modèle explique 72 % de la variation réelle.
Le test de la marche du Queen’s College se pratique en intérieur, sur une marche de 41,3 centimètres. Métronome à 96 battements pour les hommes, 88 pour les femmes, trois minutes de montée-descente en quatre temps. À l’arrêt, le participant reste debout et immobile, et l’opérateur compte son pouls de la cinquième à la vingtième seconde, puis multiplie par quatre. Chez l’homme, VO2 max = 111,33 − 0,42 × fréquence cardiaque. Un pouls de récupération à 152 donne 47,5 ml/kg/min. Chez la femme, l’équation devient VO2 max = 65,81 − 0,1847 × fréquence cardiaque, avec une réserve sérieuse : sa pente est deux fois plus faible, elle discrimine mal entre deux femmes de niveaux différents.
Attention à la confusion la plus fréquente : le step test du YMCA, malgré ce que promettent les calculateurs en ligne, ne produit pas de VO2 max. Il donne une fréquence cardiaque de récupération à comparer à un barème, sans équation de conversion publiée.
Le test rampe de Zwift, et le malentendu sur la FTP
Voilà celui des tests VO2 max que le carrousel d’origine avait mal jugé, et moi aussi dans un premier temps.
Le Ramp Test de Zwift démarre à 100 watts et ajoute 20 watts par minute jusqu’à l’abandon. Une version allégée monte de 10 watts par minute, pour les cyclistes sous 60 kilos. À la fin, Zwift retient 75 % de la meilleure minute de puissance et l’appelle FTP. Ce coefficient de 0,75 vient d’observations de terrain du coach britannique Ric Stern sur une centaine de cyclistes à la fin des années 1990. Aucune publication scientifique ne l’a jamais validé, alors que des millions d’utilisateurs s’en servent chaque semaine.
Et la FTP prédit mal la VO2 max, pour une raison physiologique. La FTP est un seuil, la fraction du moteur exploitable en continu. La VO2 max est un plafond, la taille du moteur. Deux cyclistes de VO2 max identique peuvent avoir des FTP séparées de 15 %.
C’est la puissance aérobie maximale, celle du dernier palier du test rampe, qui prédit bien. Hawley et Noakes l’ont établi en 1992 sur 100 cyclistes entraînés : VO2 max en litres par minute = 0,01141 × puissance de pic en watts + 0,435. La corrélation atteint 0,97. Un cycliste de 70 kilos qui termine à 380 watts obtient 4,77 litres par minute, soit 68 ml/kg/min une fois divisé par son poids.
Deux réserves de taille. Hawley et Noakes utilisaient des paliers de 150 secondes, contre 60 pour Zwift ; des paliers plus courts gonflent la puissance de pic sans changer la VO2 max, donc transposer l’équation telle quelle n’est pas validé. Et sur 580 cyclistes de compétition testés en laboratoire, la meilleure équation disponible laisse encore une fourchette de 24 ml/kg/min à 95 % de confiance (Jurov, 2023). Un cycliste crédité de 55 se situe en réalité entre 47 et 63.
Zwift affiche d’ailleurs une VO2 max sur son tableau de bord web, à côté de ce qu’il nomme zFTP et zMAP. La formule n’est pas publiée, et la mention qui l’accompagne dit l’essentiel : elle « suppose un rendement de pédalage fixe », alors que ce rendement varie de 18 à 25 % d’un cycliste à l’autre. Détail parlant, Zwift a retiré cette VO2 max de son système d’attribution des catégories de course en décembre 2022, tout en continuant à l’afficher aux utilisateurs.
S’ajoutent deux sources d’erreur propres au home trainer. Un banc d’essai motorisé a relevé jusqu’à 16 % d’écart de mesure de puissance entre machines du commerce (Dowd, 2024), quand les constructeurs annoncent 1 à 2 %. Et le poids, que l’utilisateur saisit lui-même, se retrouve au dénominateur : deux kilos déclarés en moins gonflent le résultat d’environ 1,5 ml/kg/min. Sur une plateforme où le poids détermine aussi la vitesse en course, ce n’est pas un détail.
Quatre tests VO2 max à écarter
Le demi-Cooper occupe la troisième place du carrousel d’origine. Personne ne l’a jamais comparé à une mesure d’oxygène. Sa validation la plus récente (Leuschner, 2024, sur 250 adultes) le confronte au test navette, donc à une autre estimation. La formule qui circule, la distance divisée par 100, est une simple division déguisée en modèle.
Le Ruffier-Dickson est un cas plus net. La revue de référence de Castro-Piñero (2021, 101 études examinées) le range explicitement parmi les tests non valides pour évaluer l’endurance cardiaque et respiratoire. Il produit une note sans unité entre 0 et 20, qu’aucune publication ne convertit en ml/kg/min. L’IRBMS, référence française de médecine du sport, le confirme. Sa disparition doit d’ailleurs plus au décret de mai 2021, qui a supprimé le certificat médical pour les mineurs, qu’à une décision scientifique.
Restent la FTP prise seule, dont on vient de voir la limite, et le 2 000 mètres sur rameur. Concept2 propose bien un calculateur, adossé à des données de Fritz Hagerman jamais publiées : ni nombre de sujets, ni corrélation, ni marge d’erreur.
Ce que vaut vraiment la VO2 max de votre montre
Garmin annonce une estimation exacte à 95 %, via l’algorithme Firstbeat. Le chiffre provient d’un document maison de 2017, et non d’une étude indépendante. Les vérifications extérieures dessinent un tableau à deux vitesses. Chez des coureurs moyennement entraînés, Engel (2025, sur 35 athlètes) mesure une erreur moyenne de 3 à 4 %. Au-delà de 60 ml/kg/min, elle grimpe à 10 % et l’accord avec le laboratoire s’effondre.
Apple a comparé sa montre à une projection calculée, et non à un vrai test maximal. Les études extérieures le paient : la montre sous-estime de 4,5 ml/kg/min chez Caserman (2024), et de 6,1 chez Lambe (2025), dans PLOS ONE.
Le résultat le plus gênant vient de Jamieson (2024 et 2025), sur environ 200 adultes peu actifs. La montre surestime de 14 ml/kg/min en moyenne. Sa valeur suit assez mal l’épreuve d’effort, et de très près un calcul qui n’utilise que le sexe, l’âge, la taille et le poids. Chez l’utilisateur qui ne pousse jamais, le poignet affiche la démographie. C’est le même besoin de preuve que celui posé par la validation scientifique des capteurs sportifs. Aucune de ces fonctions n’est un dispositif médical certifié.
Les 8 tests VO2 max en un coup d’oeil
| Test | Matériel | Durée | Formule | Pour qui |
|---|---|---|---|---|
| 1. Épreuve d’effort avec masque | Plateau technique, 100 à 300 € | 15 à 20 min | Mesure directe, aucune formule | Tout public, sur indication médicale |
| 2. Navette 20 m | 2 lignes à 20 m, bande son | 5 à 15 min | 8-19 ans : 31,025 + 3,238 V − 3,248 A + 0,1536 A V Adultes : 6,0 V − 27,4 |
Groupes, milieu scolaire |
| 3. Cooper 12 min | Piste 400 m, chronomètre | 12 min | (distance − 504,9) / 44,73 | Coureurs sachant gérer une allure |
| 4. 2,4 km chronométré | Piste 400 m, chronomètre | 9 à 15 min | 483 / temps + 3,5 | Idem, mais distance fixe |
| 5. VAMEVAL | Plots tous les 20 m, bande son | 10 à 20 min | 3,5 × VMA | Coureurs, suivi d’entraînement |
| 6. Marche de 6 minutes | Couloir de 30 m, chronomètre | 6 min | 70,161 + 0,023 D − 0,276 M − 6,79 S − 0,193 FC − 0,191 âge | Sédentaires, patients, seniors |
| 7. Marche Queen’s College | Marche de 41,3 cm, métronome | 3 min | H : 111,33 − 0,42 FC F : 65,81 − 0,1847 FC |
Intérieur, sans piste |
| 8. Test rampe home trainer | Home trainer connecté | 10 à 25 min | (0,01141 × watts de pic + 0,435) × 1000 / poids | Cyclistes |
Faire glisser le tableau horizontalement sur mobile. V = vitesse en km/h, A = âge, D = distance en m, M = masse en kg, S = sexe, FC = fréquence cardiaque.
Un marqueur de premier ordre, une mesure de seconde main
La VO2 max compte parmi les meilleurs prédicteurs de mortalité dont dispose la médecine. L’American Heart Association l’a écrit en 2016 : l’endurance cardiaque et respiratoire est le seul grand facteur de risque qui échappe à l’évaluation de routine. Mandsager (JAMA Network Open, 2018) a suivi 122 007 patients pendant huit ans en moyenne. Les plus en forme meurent cinq fois moins que les moins en forme. Le tabagisme, dans la même étude, pèse moins lourd que le manque de condition physique.
Un marqueur de cette force mérite un protocole tenu. Les tests VO2 max ne se valent pas : prendre celui qui convient à son public, appliquer l’équation qui va avec, refaire le même test dans les mêmes conditions six mois plus tard. La valeur absolue restera approximative. La progression, elle, se lira. Les protocoles de terrain restent le socle de la sportech, avant tout capteur.
Questions fréquentes sur les tests VO2 max
Quel test VO2 max choisir pour une classe de collège ?
Le test navette de 20 mètres. Il se pratique en gymnase, en binômes, sur un groupe entier, et c’est le test de terrain le mieux validé. Prévoir un couloir de 1,5 mètre par élève, une enceinte audible partout, et annoncer la règle d’arrêt avant le départ.
Peut-on calculer sa VO2 max avec Zwift ou un home trainer ?
Oui, mais à partir de la puissance de pic du test rampe, pas de la FTP. La formule de Hawley et Noakes s’écrit : VO2 max en litres par minute = 0,01141 × puissance de pic + 0,435, à diviser ensuite par le poids. La marge d’erreur reste large, et une erreur de 5 % du home trainer déplace le résultat de 2,3 ml/kg/min.
Le test de Ruffier-Dickson mesure-t-il la VO2 max ?
Non. La revue de Castro-Piñero (2021) le classe parmi les tests non valides pour évaluer l’endurance cardiaque et respiratoire. Il produit une note de forme sans unité, comprise entre 0 et 20, qu’aucune publication ne convertit en ml/kg/min.
Faut-il un avis médical avant de faire passer un test maximal ?
Un avis médical se recommande après 40 ans chez l’homme, 50 ans chez la femme, et à tout âge en présence d’un facteur de risque cardiovasculaire. Un questionnaire d’aptitude type Q-AAP se remplit dans tous les cas. En milieu scolaire, l’encadrant doit connaître les dispenses et savoir interrompre un test.
Peut-on comparer une VMA de VAMEVAL et une VMA de test navette ?
Non. Les demi-tours du test navette coûtent de l’énergie, si bien que la VMA relevée y est systématiquement plus basse. Comparer les deux fait conclure à une baisse de forme qui n’existe pas. Le suivi d’un sportif se fait avec le même test, sur le même terrain.
Les études citées
- Castro-Piñero J, et al. Criterion-Related Validity of Field-Based Methods and Equations for Estimating Cardiorespiratory Fitness. Journal of Clinical Medicine, 2021.
- Cooper KH. A means of assessing maximal oxygen intake. JAMA, 1968.
- Léger L, et al. The multistage 20 metre shuttle run test for aerobic fitness. Journal of Sports Sciences, 1988.
- Hawley JA, Noakes TD. Peak power output predicts maximal oxygen uptake and performance time in trained cyclists. European Journal of Applied Physiology, 1992.
- Jurov I, et al. Predicting VO2max in competitive cyclists: is the FRIEND equation the optimal choice? Frontiers in Physiology, 2023.
- Burr JF, et al. The 6-minute walk test as a predictor of objectively measured aerobic fitness in healthy working-aged adults. The Physician and Sportsmedicine, 2011.
- ATS Committee. ATS Statement: Guidelines for the Six-Minute Walk Test. Am J Respir Crit Care Med, 2002.
- Lambe R, et al. Investigating the accuracy of Apple Watch VO2 max measurements. PLOS ONE, 2025.
- Mandsager K, et al. Association of Cardiorespiratory Fitness With Long-term Mortality. JAMA Network Open, 2018.
- Ross R, et al. Importance of Assessing Cardiorespiratory Fitness in Clinical Practice. Circulation, 2016.






























